Définition de subculture

Essayer de définir ce qu’est une subculture semble être une gageure. Nous nous trouvons, déjà, devant un terme anglais que l’on préfère ne pas traduire. En français, « sous-culture » peut être entendue de manière extrêmement péjorative et l’on comprend aisément pourquoi. La subculture permet l’émergence de certaines expressions marginales. Elle a le mérite de bousculer l’ordre établi, les idées communément admises et peut être aussi notre paresse. Et ces expressions sont légitimes et doivent être entendues.

Quelles en sont les caractéristiques ?

Elle est caractérisée par le fait qu’elle s’écarte des standards dominants. Il y a vraiment une démarche active et critique des valeurs communément admises qui finit par forger des groupes avec leurs propres valeurs et une identité propre. L’idée n’est pas de renverser les systèmes, elle est de permettre qu’il y ait des alternatives, de proposer une autre vision et parfois à servir de garde-fou aux volontés hégémoniques des tenants de notre société. Les subcultures véhiculent des valeurs positives de liberté, de respect de l’autre et de ses différences, de préservation des biens communs. Mais il existe incontestablement une dimension subversive aux subcultures car elles nous poussent à réfléchir sur nos règles et nos lois.

Un exemple de subculture

Le duo le plus parlant est probablement Linux et la logithèque libre de Gnu. Face à deux géants du web (deux des lettres de GAFAM ) qui trustent la quasi totalité des utilisateurs de PC, ce troisième acteur existe de manière plus confidentielle. Mais il s’agit d’un acteur particulièrement dynamique. Il peut satisfaire aussi bien les néophytes que les « barbus ». Plusieurs centaines de distributions existent et certaines peuvent vous faire oublier… euh… je ne me rappelle déjà plus quoi 😉 Quoiqu’il en soit, le binôme Gnu/Linux prône des valeurs d’échange, de bien commun, de transparence et d’universalité. On est bien loin des cadors qui mettent en avant des systèmes clos et hostiles aux alternatives… sauf lorsqu’il s’agit de les phagocyter.

Mais il en va de même ailleurs

C’est le cas dans l’agriculture, l’art, la politique, la société. Cette tendance monopolistique touche tous les secteurs. La subculture ne fait pas que proposer de nouvelles voies. Elle permet d’en préserver d’autres, parfois en voie d’extinction. Ainsi, on peut tout aussi bien classer comme subculture la musique électronique et la musique folk.

En conclusion

Nos espaces de liberté se restreignent. Il y a des choses simples à faire et pas forcément chronophages. Car lorsque l’on est profondément marqué par le respect de l’autre on en vient, de facto, à intégrer un espace subculturel. Lorsque je milite contre le prosélytisme, l’homophobie, l’antisémitisme, le racisme, je suis déjà en dissidence. Lorsque je milite pour le droit d’asile, le logiciel libre, la culture pour tous, l’agriculture bio ou a minima raisonnée, je suis aussi en dissidence. Mais il n’est aucunement question d’être en totale rupture avec la communauté. Il s’agit plutôt de proposer une autre voix.

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